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Édito

La pompe libère enfin les estivants

exécutif

C’est un ouf de soulagement qui commence à résonner le long des autoroutes, de Tanger à Agadir. En passant sous la barre symbolique des 13 dirhams pour s’établir à 12,61 DH le litre, le prix du gasoil s’offre une cure de jouvence bienvenue. Cette baisse, fruit de la hausse du débit des vannes de l’OPEP+ et de la réouverture du détroit d’Ormuz ne pouvait pas mieux tomber. Elle arrive à l’heure exacte où le Maroc bascule dans sa saison estivale.

Pour le tourisme national, ce soulagement à la pompe est bien plus qu’une simple statistique économique : c’est un carburant de croissance.

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Après un printemps sous haute tension géopolitique où chaque passage en station-service ressemblait à une épreuve difficile pour le portefeuille des ménages, cette baisse redonne de l’air aux budgets et, ce en pleine période estivale.

Voyager redevient pour ainsi dire un horizon accessible. Les kilomètres qui séparent les grands bassins de vie des plages du Nord ou des oasis du Sud coûtent enfin moins cher. Chaque dirham économisé sur les trajets serait réinjecté dans l’économie locale, renforçant ainsi la résilience du secteur touristique.

Cet élan est d’autant plus crucial que le Royaume vit actuellement au rythme de l’opération Marhaba. Pour les millions de Marocains résidant à l’étranger (MRE) qui traversent le détroit ou louent un véhicule à leur descente d’avion, cette aubaine tarifaire renforce l’attractivité de la destination Maroc. Dans un contexte de concurrence ardue entre les pays méditerranéens, afficher une inflation maîtrisée et des prix de l’énergie en décrue est un argument de taille pour les Marocains du monde.

Bien sûr, le parfait n’est pas de ce monde. Les professionnels du transport touristique et les hôteliers restent vigilants, les yeux rivés sur la volatilité d’un marché mondial toujours imprévisible. Le décalage technique de quelques semaines avant que les baisses internationales ne se traduisent totalement chez nos distributeurs locaux rappelle que l’équilibre reste fragile.

Mais ne boudons pas notre plaisir. Cet été 2026 s’annonce sous les meilleurs auspices.

En redonnant du pouvoir d’achat aux automobilistes au moment charnière des grands départs, cette bouffée d’oxygène à la pompe pourrait bien transformer une saison touristique attendue en un cru exceptionnel pour l’économie du Royaume.

En libérant la mobilité, la baisse du gasoil redonne au voyage sa dimension essentielle : celle du plaisir, du partage et de la découverte de notre territoire qui regorge de sites splendides.


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