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Banques

Les banques marocaines progressent avec des ROE en moyenne proches de 8 % (Mckinsey)

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Les banques en Afrique ont suivi cette performance, générant 22,3 milliards de dollars de résultats avant impôts en 2022, avec une croissance moyenne d’environ 8% par an depuis 2021. Les ROE restent supérieurs à la moyenne mondiale avec 15% en 2022 et de 16% prévu en 2023, certaines banques africaines étant parmi les plus rentables au monde.

Dans le monde, les banques affichent les ROE les plus élevés depuis dix ans, notamment grâce à des taux d’intérêt plus élevés. Les banques marocaines, progressent moins avec des ROE stables et en moyenne proches de 8 pour cent.

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A l’échelle mondiale, les banques viennent d’achever leurs 18 meilleurs mois depuis 15 ans en matière de performance, comme l’établit la Global Banking Annual Review 2023.

Boostés par la hausse des taux d’intérêt, les profits des grandes institutions financières mondiales se sont élevés à 1 300 Mds$ et devraient atteindre 1 400 Mds$ en 2023, tandis que le rendement des capitaux propres (ROE) a bondi à 12% en 2022 et devrait culminer à 13% en 2023, contre une moyenne de 9% depuis 2010.

Le secteur bancaire africain a suivi cette performance, générant 22,3 milliards de dollars de résultats avant impôts en 2022, avec une croissance moyenne d’environ 8% par an depuis 2021. Les ROE restent supérieurs à la moyenne mondiale avec 15% en 2022 et de 16% prévu en 2023, certaines banques africaines étant parmi les plus rentables au monde.

L’augmentation des taux d’intérêt sur une grande partie du continent a inversé une tendance de compression des marges qui durait depuis plusieurs années.

Néanmoins, plusieurs facteurs incitent à la mesure et à la prudence, notamment l’hétérogénéité des performances, considérable entre catégories d’acteurs et géographies.

« Au Maroc, par exemple, le modèle de prêts à taux fixe met les bénéfices sous pression et le ROE atteignent en moyenne 8%. Face à la grande transition du secteur, qui se caractérise par le déplacement de trois composantes essentielles de l’activité bancaire – le bilan, les transactions et la distribution – des banques historiques vers les acteurs non traditionnels, le Maroc fait figure d’exception en concentrant la plupart des activités dans les banques universelles. « déclare François Jurd de Girancourt.

Dans les prochaines années, celles-ci devront poursuivre la consolidation de leurs positions, notamment en améliorant le ratio coûts/revenus qui demeure élevé, en progressant sur l’adoption digitale et l’utilisation de la data, et en rendant leur modèle plus agile, par exemple à travers des joint-ventures et des partenariats avec d’autres acteurs.

Il sera aussi essentiel de s’adapter à des risques changeants – notamment l’incertitude sur l’inflation et la croissance, les défis dans certains secteurs spécifiques, tels que l’immobilier commercial. D’autres risques sont liés aux exigences réglementaires fluctuantes, à la cybercriminalité et à la fraude, ainsi qu’à l’utilisation de l’IA dans le système bancaire. La capacité à gérer tous ces risques sera un facteur de différenciation pour les banques.

« Toutes ces priorités ont des implications cruciales pour les institutions financières qui se doivent d’être correctement positionnées si elles souhaitent générer des rendements adéquats. Les années à venir continueront à creuser l’écart croissant entre les leaders et les autres.», a déclaré François Jurd de Girancourt.

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