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Economie

Les marchés mondiaux reprennent leur souffle, le pétrole recule

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Les marchés mondiaux retrouvent un peu de calme jeudi, soutenus par le reflux du pétrole et la stabilisation des taux, alors que les investisseurs restent attentifs à l’évolution des tensions au Moyen-Orient.

« Le prix du pétrole recule et des signes de stabilisation apparaissent sur le marché obligataire et sur les actions », commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

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Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris prenait 0,02%, Francfort 0,09%, Londres 0,08% et Milan 0,05%.

Les marchés d’actions asiatiques se sont également offert une respiration. L’indice Nikkei de Tokyo a terminé en légère baisse de 0,17% quand le Kospi sud-coréen a gagné 0,26%

En Chine, la Bourse de Shanghai a grappillé 0,02%, Shenzhen 0,11% et à Hong Kong, l’indice Hang Seng perdait 0,36% dans les derniers échanges.

« Le simple fait que de nouvelles informations en provenance du Proche-Orient se fassent attendre contribue à stabiliser les marchés financiers », explique Andreas Lipkow de CMC Markets, éloignant pour l’instant « le scénario catastrophe redouté par les investisseurs d’une nouvelle vague au-dessus de 100 dollars ».

« Pour que l’amélioration du sentiment de marché soit durable, il faudrait que les prix de l’énergie reviennent vers leurs niveaux du début de l’été, estime toutefois Kathleen Brooks, autour de 75 dollars pour le pétrole Brent.

Le pétrole souffle

Vers 07H20 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, perdait 1,14% à 94,54 dollars le baril et son équivalent américain, le WTI, cédait 1,05% à 90,05 dollars le baril.

Les tensions au Moyen-Orient perdurent pourtant, « sans aucun signe de désescalade de la part des États-Unis ou de l’Iran », souligne Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.

L’Iran a attaqué des intérêts militaires américains au Koweït jeudi, malgré la menace de nouveaux bombardements proférée par Donald Trump à la suite de plusieurs échanges de frappes, au risque d’un nouvel embrasement après plus de six mois de guerre.

Mais du point de vu des marchés, « il n’y a pas eu de nouveau développement majeur, tandis que Trump a déclaré qu’il ne pensait pas que les nouvelles frappes contre l’Iran dureraient très longtemps », note Jim Reid.

Les investisseurs restent tout de même sceptiques « quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz », passage stratégique pour les hydrocarbures.

Le prix du gaz inquiète

En parallèle, « la hausse incessante des prix du gaz naturel ne montre aucun signe d’essoufflement », relève Jim Reid, « les investisseurs anticipant désormais une période prolongée de prix élevés ».

« Cela a eu des répercussions sur les actifs à travers l’Europe, qui fait face à des prix du gaz naturel bien plus élevés que les États-Unis », souligne-t-il.

« Et cela intervient alors que les pays d’Europe du Nord peinent à reconstituer leurs réserves de gaz à temps pour la saison de chauffage, après que celles-ci sont tombées à des niveaux historiquement bas à la suite du froid de l’hiver dernier. »

Vers 07H20 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’affichait à 72,85 euros le mégawattheure, au lendemain d’un plus haut depuis janvier 2023.

La situation reste toutefois très éloignée de celle de 2022 après l’éclatement de la guerre en Ukraine, lorsque les prix du gaz avaient flambé à leur plus haut historique.

Les taux patientent

La relative accalmie sur les prix de l’énergie « ne signifie pas que les inquiétudes concernant l’inflation ont disparu », souligne Kathleen Brooks.

Les rendements des emprunts souverains ont légèrement reculé par rapport à leur plus haut de début de semaine, mais restent à des niveaux très élevés.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans affichait 3,36% contre 3,37% mercredi en clôture. Son équivalent français évoluait à 4,23%, contre 4,25% la veille.

Avec une inflation en zone euro au plus haut depuis trois ans (à 3,3% sur un an en août), « les marchés ont pleinement intégré hier trois nouvelles hausses de taux de la BCE d’ici la réunion de juin 2027 », relève Jim Reid.

Côté Réserve fédérale américaine (Fed), les marchés tablent également sur une hausse des taux, mais avec un peu moins de certitude.

Les chiffres mensuels de l’emploi aux Etats-Unis, attendus vendredi, puis l’inflation la semaine prochaine, devraient jouer un rôle déterminant dans les anticipations de politique monétaire avant la réunion de la Fed du 16 septembre. (Avec Zonebourse)

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