Maroc-Bangladesh : l’ambition d’un nouveau départ économique

Si le Maroc et le Bangladesh partagent une amitié historique de longue date, leurs échanges économiques restent largement en deçà de leur potentiel. Pour briser le monopole des dérivés phosphatés et stimuler la croissance, les deux gouvernements ont acté, ce mardi à Rabat, le lancement d’une nouvelle feuille de route stratégique axée sur le commerce, l’investissement et le rapprochement culturel.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, et la ministre d’État chargée des Affaires étrangères du Bangladesh, Shama Obaed Islam, ont exprimé mardi à Rabat leur volonté commune de donner un nouvel élan aux relations bilatérales. Les discussions ont principalement porté sur le renforcement de la coopération économique, commerciale et des investissements.
Un partenariat historique à dynamiser
À l’issue de cette rencontre, Shama Obaed Islam a mis en avant les liens « historiques et de longue date » qui unissent le Maroc et le Bangladesh. Selon la responsable bangladaise, cette visite officielle marque un tournant pour consolider les ponts économiques, mais aussi pour structurer des partenariats dans les secteurs diplomatique et sportif. Elle a également insisté sur la nécessité de favoriser le rapprochement culturel entre les deux peuples pour soutenir cette alliance sur le long terme.
Dépasser le monopole des phosphates
Si les relations politiques et multilatérales sont qualifiées de « distinguées », le commerce bilatéral reste largement en deçà de son potentiel. Ryad Mezzour a tempéré le bilan actuel en qualifiant les échanges commerciaux de « modestes ». À ce jour, le flux reste asymétrique et peu diversifié :
- Les exportations marocaines vers le Bangladesh se cantonnent majoritairement aux dérivés phosphatés.
- Les importations en provenance de Dacca demeurent très marginales.
Face à ce constat, Rabat et Dacca partagent l’ambition de diversifier leurs portefeuilles d’affaires. Les deux ministres ont conclu sur leur détermination à explorer de nouvelles opportunités d’investissement croisés et à élargir le cadre de leur coopération aux domaines culturel et sportif.

