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🔴Maroc/FMI : décaissement de 375 millions de DTS au titre de la Facilité de résilience et de durabilité

FMI croissance banques centrales

Le Conseil d’administration du FMI a conclu la Consultation en 2025 au titre de l’article IV et approuvĂ© le troisième examen dans le cadre de la FacilitĂ© de rĂ©silience et de durabilitĂ© (RSF) avec le Maroc, ce qui a permis de dĂ©caisser immĂ©diatement 375 millions de DTS (environ 496 millions de dollars).

Le Conseil d’administration du Fonds monĂ©taire international (FMI) a conclu le 17 mars la consultation prĂ©vue au titre de l’article IV en 2025 avec le Maroc et a achevĂ© la troisième rĂ©vision dans le cadre de la FacilitĂ© de rĂ©silience et de durabilitĂ© (RSF), qui a Ă©tĂ© approuvĂ© en septembre 2023.

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L’achèvement du troisième examen permet aux autoritĂ©s de prĂ©lever 375 millions de DTS (environ 496 millions de dollars), ce qui porte Ă  937,5 millions de DTS le montant total des dĂ©caissements au titre de l’arrangement RSF pour un montant de 937,5 millions de DTS (environ 1,24 milliard de dollars).

En 2024, l’Ă©conomie marocaine rĂ©siste Ă  une nouvelle annĂ©e de sĂ©cheresse, selon le FMI. La forte demande intĂ©rieure a contribuĂ© Ă  compenser la faiblesse de la production agricole et l’activitĂ© Ă©conomique ne devrait se rĂ©duire que modestement Ă  3,2% en 2024. Le dĂ©ficit de la balance courante s’est quelque peu creusĂ©, tandis que le chĂ´mage est restĂ© Ă©levĂ© Ă  environ 13 %, reflĂ©tant principalement l’impact des pertes d’emplois dans le secteur agricole. La croissance du PIB devrait s’accĂ©lĂ©rer Ă  environ 3,7 % au cours des prochaines annĂ©es, soutenue par une nouvelle sĂ©rie de projets d’infrastructure et la poursuite de la mise en Ĺ“uvre du programme de rĂ©formes structurelles.

L’inflation s’est encore ralentie en 2024, principalement sous la forme d’un impact des chocs d’approvisionnement. Cela a conduit la Banque Al-Maghrib (BAM) Ă  abaisser le taux directeur Ă  deux reprises en juin et dĂ©cembre. Le dirham a continuĂ© Ă  se dĂ©placer dans la marge de fluctuation de 5 %.

Le dĂ©ficit budgĂ©taire de l’administration centrale s’est amĂ©liorĂ© plus que prĂ©vu dans le budget 2024. Le dĂ©ficit global de 2024 s’est rĂ©duit Ă  4,1 % du PIB, soit environ 0,2 % du PIB de moins que prĂ©vu dans le budget de 2024. Cela reflète des recettes fiscales plus Ă©levĂ©es que prĂ©vu qui compensent plus que les dĂ©penses. La rĂ©forme de la loi organique sur le budget prĂ©voit l’introduction d’une nouvelle règle budgĂ©taire fondĂ©e sur un point d’ancrage de la dette Ă  moyen terme.

La mise en Ĺ“uvre du programme de rĂ©formes structurelles annoncĂ© s’est poursuivie. D’autres mesures ont Ă©tĂ© prises pour restructurer les entreprises publiques, mettre en Ĺ“uvre le Fonds d’investissement Mohammed VI et mettre en Ĺ“uvre la nouvelle Charte des investissements.

Le Maroc a continuĂ© de progresser dans le renforcement de sa rĂ©silience aux changements climatiques dans le cadre de l’arrangement de RSF. Les mesures mises en Ĺ“uvre dans le cadre du troisième et dernier examen de l’arrangement de RSF visent Ă  mieux protĂ©ger les ressources en eau souterraines, Ă  prĂ©parer le terrain Ă  une modification de la tarification de l’eau, Ă  amĂ©liorer la fixation rĂ©glementaire du marchĂ© de l’Ă©lectricitĂ© afin d’encourager la production d’Ă©nergie renouvelable du secteur privĂ© et Ă  renforcer la rĂ©silience des systèmes fiscaux et financiers aux risques liĂ©s au changement climatique.

À la suite de la discussion du conseil d’administration sur le Maroc, Kenji Okamura, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« L’économie marocaine a continuĂ© de faire preuve de rĂ©silience face aux chocs nĂ©gatifs, ce qui tĂ©moigne des politiques et des cadres Ă©conomiques très solides du pays. MalgrĂ© la reprise des conditions de sĂ©cheresse, l’activitĂ© Ă©conomique n’a que lĂ©gèrement ralenti pour atteindre environ 3,2 % en 2024, contre 3,4 % en 2023, grâce Ă  une forte demande intĂ©rieure. La croissance du PIB devrait s’accĂ©lĂ©rer pour atteindre environ 3,7 % au cours des prochaines annĂ©es, sous l’effet d’un nouveau cycle de projets d’infrastructure et de la poursuite de la mise en Ĺ“uvre du programme de rĂ©formes structurelles. Ces rĂ©formes sont essentielles pour rendre la croissance plus forte, plus rĂ©siliente, plus riche en emplois et plus inclusive. L’accord RSF s’est achevĂ© par la mise en oeuvre de six des sept mesures prĂ©vues pour le troisième et dernier examen. Ces mesures contribueront Ă  amĂ©liorer la gestion des ressources en eau rares, Ă  libĂ©raliser davantage le secteur de l’Ă©lectricitĂ© et Ă  faire face aux risques climatiques sur la stabilitĂ© de la situation budgĂ©taire et du système financier. »

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