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Développement Durable

Partenariat vert Maroc-UE : plus de 7 Mds de DH en 2026

risques partenariat vert

Depuis la signature du MoU en octobre 2022, le partenariat vert qui lie l’Union européenne au Maroc, premier pays tiers à signer ce cadre, nous entamons une quatrième année d’effectivité de ce partenariat. Hormis le volet environnemental, 2026 démarre dans un contexte géopolitique révélant l’impact nocif de la forte dépendance aux énergies fossiles. Le partenariat vert vise justement la décarbonation de la production.

Depuis le 1er janvier 2026, les mesures définitives du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (CBAM) sont en vigueur, impliquant le paiement d’un prix carbone équivalent à celui appliqué aux industries européennes dans six secteurs (engrais, acier, ciment, aluminium, électricité et hydrogène).

A cela s’ajoute les conséquences lourdes de la dépendance aux énergies fossiles sur les économies marocaines et européennes accentuées par le conflit au Moyen-Orient. Sans oublier les effets néfastes du dérèglement climatique et l’urgence d’une action commune.

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Anticipant ces défis, le partenariat vert signé à l’occasion de la visite du vice-président exécutif de la Commission européenne Frans Timmermans au Maroc les 18 et 19 octobre 2022 a permis aux deux parties d’établir un dialogue « vert » et une feuille de route en prévision à la fois de l’objectif européen de neutralité carbone à horizon 2050 et la réalisation par le Maroc des objectifs fixés dans le cadre sa contribution déterminée au niveau national telle qu’actualisée en 2025.

Rien que pour 2026, plus de 7 Mds de DH sont alloués aux thématiques du partenariat vert.

Pour rappel, ce partenariat vert à repose sur 4 axes de travail. D’abord, faire progresser dans la réalisation de leurs objectifs communs de devenir des économies à faible intensité de carbone et résilientes face au changement climatique et à passer à une économie verte. Aussi, renforcer le dialogue politique et la coordination en matière d’énergie, de changement climatique, de protection de l’environnement et d’économie verte aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral ; de même qu’initier des projets innovants, durables, créateurs d’emplois et respectueux de l’environnement ; et enfin, développer une coopération triangulaire avec d’autres acteurs internationaux afin d’encourager un engagement plus fort en faveur de la réalisation des objectifs de l’accord de Paris et de faire progresser collectivement le programme mondial en matière de climat.

Pour échanger sur ce partenariat, une rencontre médias et représentants de la Commission européenne à Rabat s’est tenue ce mardi 14 avril à Casablanca.

Un partenariat dont la dimension environnementale n’éclipse pas pour autant les dimensions économique et sociale comme autres leviers de résilience.

Le Maroc et l’UE maintiennent donc le cap en 2026, année qui a vu le démarrage de l’Appui européen à la politique nationale de l’eau. Un programme qui dans une approche Equipe de l’Europe, combine une subvention de l’UE (près de 500 MDH), et trois prêts budgétaires d’un montant de 3.250 MDH octroyés par l’AFD, la CDP et la KfW.

Aux côtés de l’économie verte et bleue, l’économie circulaire et la recherche occupent également une place dans le cadre du partenariat vert, un cadre unique en son genre, qui se veut juste et inclusif.

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