Écrit par Imane Bouhrara I
La célébration du 50e anniversaire de la Marche verte avait un goût particulier cette année. En effet, l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité signe la fin d’une ère, marquée par tant de sacrifices et le début d’une autre nourrie par l’espoir d’un lendemain meilleur.
En effet, la dernière Résolution du Conseil de Sécurité du 31 octobre consacre l’Initiative d’Autonomie comme seul cadre qui vaille pour parvenir au règlement de ce conflit.
Un conflit artificiel alimenté par les velléités de certains pays à amputer le Maroc de son Sahara, à brider le leadership du Royaume dans la région et à freiner les élans de développement de toute la région.
En effet, les conflits en Afrique constituent un véritable frein au développement et un levier d’instabilité.
Et pendant 50 ans, le Maroc a souffert d’un conflit artificiel et a présenté d’énormes sacrifices pour défendre bec et ongles son intégrité territoriale ; et développer ce territoire récupéré en 1975 après une marche pacifique de 350.000 volontaires.
Mais contrairement à d’autres pays, le Royaume ne s’est jamais laissé entraîner sur une pente glissante privilégiant l’armement au développement et n’a jamais perdu de vue qu’en attendant la résolution de ce conflit artificiel, rien n’entravera le développement du pays dans son intégralité.
Et en 2007, il a fait montre de maturité et de courage en proposant l’initiative d’autonomie comme base d’une solution consensuelle de ce dossier qui prend en otage le développement et la stabilité de toute la région.
Il faut souligner que depuis son accession au Trône, SM le Roi Mohammed VI a accordé un intérêt particulier au développement des provinces du Sud et cela s’est illustré par le lancement d’un vaste programme de développement de ces provinces en 2015 doté de près de 90 Mds de DH.
La stratégie royale ne s’arrête pas seulement aux frontières du Royaume mais va bien au-delà. A travers les initiatives menées au sein de l’Union africaine où le Maroc signe son grand retour en janvier 2017, à travers le projet de Gazoduc Afrique Atlantique (13 pays) et l’Initiative Royale atlantique pour le Sahel.
De ce fait, la dernière résolution du Conseil de sécurité ne concerne pas uniquement le Maroc mais libère le plein potentiel de tout le versant ouest de l’Afrique pour un développement africain intégré et inclusif et dont les provinces du sud dont le carrefour stratégique.
Un développement humain, économique, énergétique, logistique et un levier de stabilité pour une région qui a souffert des affres de différents trafics animés par les relents séparatistes d’un temps révolu. Il faut néanmoins rester vigilants de voir les ennemis de notre intégrité territoriale tenter de saborder cette victoire historique.
Aujourd’hui, un nouveau chapitre s’ouvre pour le Maroc et la Régions et dont les pages seront ponctuées par stratégies, développement, inclusion, richesses et stabilité…
« Ces provinces peuvent désormais s’affirmer au sein de leur environnement régional, y compris la région du Sahel et du Sahara, comme un pôle de développement et de stabilité et un axe central de l’activité économique », extrait du Discours royale du 31 octobre 2025.






