Taux directeur : entre déflation et risques de crise énergétique, les investisseurs tablent sur le statuquo

Les investisseurs institutionnels tablent massivement sur un statu quo à 2,25 % car cette décision représente, selon les analystes, le compromis idéal face à une conjoncture économique contradictoire.
Trois facteurs principaux expliquent ce choix :
L’inflation domestique est tombée en territoire négatif
En juillet, l’inflation nationale est ressortie à -0,6 %. Face à une baisse des prix à la consommation locale, Bank Al-Maghrib n’a aucune raison d’augmenter ses taux, ce qui risquerait de freiner inutilement l’activité économique.
La persistance de risques externes (l’inflation importée)
Malgré la déflation locale, la menace d’une inflation importée reste bien réelle. Les tensions continues sur les marchés mondiaux de l’énergie font peser un risque de hausse des coûts de production. Baisser le taux directeur serait donc prématuré. Conserver le taux à 2,25 % permet à la Banque Centrale de garder une marge de manœuvre de sécurité.
L’attente de visibilité internationale
Les grandes institutions mondiales, notamment la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE), naviguent elles aussi dans un brouillard économique. Bank Al-Maghrib préfère adopter une approche prudente, « réunion par réunion », afin d’observer la trajectoire de ces grandes puissances avant de modifier sa propre feuille de route.
