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Édito

2025, une page se tourne

football

Ecrit par Soubha Es-Siari I

La page de l’année 2025 est tournée avec ses tops et ses flops. 12 mois marqués par des réalisations et des acquis que nous pouvons applaudir mais également des écueils sur lesquels nous avons buté en attendant des jours meilleurs.

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Et l’événement phare sans conteste est la Résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025 par une large majorité du Conseil de sécurité, et qui constitue un tournant historique dans le dossier du Sahara. Dans son discours adressé au Peuple le jour même, SM le Roi Mohammed VI signe ce Momentum politique historique dans la vie du Royaume. « Nous vivons une étape charnière et un tournant décisif dans l’Histoire du Maroc moderne: Désormais, il y aura un avant et un après 31 octobre 2025 ». Et nous y sommes, cette fin d’année 2025 et le début d’une autre 2026, revêt de ce fait un caractère inédit. 

Ainsi, en 2025, sur le plan macroéconomique, on ne peut passer sous silence le reclassement du Maroc au niveau de la catégorie dite « Investment Grade ». Ce reclassement confère à notre pays de multiples avantages, facilitant l’accès aux financements internationaux à des conditions plus avantageuses, réduisant le coût de la dette publique, renforçant la confiance des investisseurs et partenaires étrangers. Il permet par ailleurs d’améliorer l’attractivité du Royaume pour les investissements directs étrangers, contribuant ainsi à soutenir durablement la croissance économique et la stabilité macroéconomique. Bien évidemment, il faut savoir raison garder et ne pas s’offrir des largesses au risque de creuser davantage le déficit budgétaire.

En scrutant les indicateurs, il paraît évident que le Maroc, malgré les aléas climatiques et les tensions internationales, poursuit une dynamique économique comme cela se traduit à travers la montée en puissance des métiers mondiaux, notamment l’industrie, les énergies renouvelables, le tourisme et les services numériques.

D’un point de vue sectoriel, le tourisme affiche une très bonne mine comme en attestent les indicateurs pour ne citer que le nombre de touristes étrangers qui ont foulé le sol marocain. A fin novembre, le Maroc a accueilli 18 millions de touristes, un niveau historique qui dépasse déjà le total de toute l’année 2024 avec plus de 600.000 touristes supplémentaires. Cette performance exceptionnelle confirme la dynamique du secteur, avec une progression de 13,5% par rapport à la même période de l’an dernier. et encore, c’est sans compter les férus de football venus célébrer la CAN 2025 qui se poursuit jusqu’au 18 janvier au Maroc.

Sur le plan social, 2025 s’est distinguée par l’instauration de l’aide sociale et le parachèvement du chantier royal de la protection sociale. Bien qu’elle soit dérisoire, cette aide a permis aux personnes vulnérables de subvenir à quelques besoins élémentaires. Il ne faut pas cracher dans la soupe. 

Dans l’ensemble, je considère ce qui est cité ci-dessus comme les réalisations phares de l’année. Cependant beaucoup reste à faire pour permettre au pays d’être au diapason des exigences de ce nouveau créneau de croissance des économies de demain.

S’agissant du volet énergétique, force est d’admettre qu’en dépit des avancées réelles depuis plus d’une décennie, le processus de transition énergétique au Maroc se heurte à des défis à la fois multiples et complexes.

Les défis auxquels se heurte le processus transition énergétique sont par ailleurs amplifiés par les incertitudes associées au développement futur des marchés de l’hydrogène vert et des exportations de l’électricité. Les réponses que le Maroc sera en mesure d’apporter à ces multiples défis conditionneront, dans une large mesure, sa capacité à transformer ses atouts indéniables dans ce domaine en un véritable levier de développement durable.

Autre écueil et pas des moindres sur lequel bute le Maroc est la restructuration des espaces urbains. Force est de constater que le maillage administratif assurant la gestion des villes demeure encore marqué par des structures centralisées, aux procédures lourdes.

Seule une gestion de la ville fondée sur un projet urbain élaboré en concertation avec les différents acteurs incluant notamment les populations, les structures décentralisées, l’administration et ses ramifications à l’échelle locale ainsi que les opérateurs économiques permettrait de dépasser les inefficacités actuelles.

Autre défi majeur pour le Maroc, c’est sa jeunesse à la fois un atout et un challenge. On boucle 2025 sur des taux de chômage plus qu’alarmant et l’enjeu pour cette fin de mandat en 2026 est d’au moins revenir vers des taux moins « records ».

Certes on n’est pas exhaustif et les défis à relever en 2026 sont nombreux mais cela ne nous empêche pas de clore ces lignes sur une note positive. Les pluies abondantes et la neige qui nous ont offert un très beau spectacle en cette fin d’année. Elles ont pu balayer d’un revers de main nos craintes et nos désespoirs après pratiquement sept années de sécheresse qui se sont installées comme une nouvelle norme.

Un beau spectacle qui s’est joint à cette coupe d’Afrique pour voir les matchs se disputer sur des pelouses splendides n’ayant rien à envier à celles des économies les plus développées. Une raison de plus pour que les lions de l’Atlas gagnent la coupe de cette CAN 2025.

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