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Assemblées annuelles FMI/BM

đŸŽ„AssemblĂ©es Annuelles BM/FMI : Ajay Banga livre quelques Ă©lĂ©ments de sa vision pour la Banque mondiale

Ajay Banga banque mondiale

Ecrit par Imane Bouhrara I

En amont de sa rencontre avec les gouverneurs africains, le prĂ©sident de la Banque mondiale, Ajay Banga, s’est adressĂ© Ă  la presse lors des rĂ©unions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monĂ©taire international en 2023. L’occasion de revenir sur les premiers 130 jours de son mandat et sa vision de ce qu’est et ce que sera la Banque mondiale.

VoilĂ  quelque 130 jours que Ajay Banga est Ă  la tĂȘte de la Banque mondiale, une pĂ©riode durant laquelle il a rencontrĂ© 90 gouvernements, 120 organisations, et a visitĂ© tous les continents.

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S’adressant Ă  la presse ce 11 octobre en amont de son meeting avec les gouverneurs africains, Ajay Banga a mis en avant une premiĂšre idĂ©e qui s’impose : les dĂ©fis sont conjuguĂ©s car on ne peut pas sĂ©parer les difficultĂ©s, le cas par exemple du changement climatique et la sĂ©curitĂ© alimentaire, car au final tous ces problĂšmes sont interconnectĂ©s pour ceux qui travaillent sur le terrain.

D’ailleurs, 50% des fonds de la Banque mondial sont destinĂ©s Ă  l’attĂ©nuation climatique et 50 % Ă  l’adaptation au changement climatique, une problĂ©matique majeure actuellement.

Dans un contexte Ă©conomique mondial des plus complexes, Ajay Banga relĂšve une volontĂ© du Sud de faire entendre sa voix et attirer les investissements nĂ©cessaires. Ce qui se heure au problĂšme de la dette dans certains pays. Commet dĂšs lors la Banque mondiale peut-elle ĂȘtre utile Ă  ses pays ?

« Ce qui me ramĂšne Ă  la mission de la Banque mondiale Ă  savoir l’inclusion en particulier des jeunes et des femmes, sans qui on ne peut pas faire avancer l’économie mondiale. Cette participation fĂ©minine ne s’amĂ©liore pas depuis les annĂ©es 90. Ce sont des faits et l’inclusion des femmes est au cƓur mĂȘme du mandat de la Banque mondiale. La deuxiĂšme chose est que le sud global a un atout extraordinaire c’est son potentiel dĂ©mographique, ses jeunes auxquels il faut donner la possibilitĂ© d’ĂȘtre un rĂ©el dividende de ces pays. C’est une mission centrale de la BM en faveur d’une planĂšte vivable, sans pauvretĂ© et une inclusion de toutes les composantes de la sociĂ©tĂ©s », soutient Ajay Banga.

Pour y parvenir, il faut rappeler que la Banque mondiale est en train d’élargir sa mission du prĂȘteur multilatĂ©ral (de plus de 150 Mds de dollars sur 10 ans), face Ă  l’importance des dĂ©fis notamment climatiques qui se posent avec acuitĂ©.

« On regarde les sources de financement qui peuvent ĂȘtre orientĂ©es notamment les subventions au carburant qu’il faudra adresser Ă  long terme. Il faut Ă©galement voir Ă©galement l’apport du secteur privĂ© et couvrir le risque politique », soutient A. Banga.

Il rappelle par ailleurs qu’un laboratoire du secteur privĂ© a Ă©tĂ© mis en place en juillet dernier avec des gestionnaires d’actifs de renommĂ©es pour mieux comprendre comment mieux gĂ©rer des investissements privĂ©s vers les pays en dĂ©veloppement. Un laboratoire chargĂ© de proposer des solutions pour lever les obstacles Ă  l’investissement privĂ© dans les marchĂ©s Ă©mergent.

« C’est cela une banque meilleure qui travaille mieux, plus efficacement et cela passe par  ses propres processus. Il faut compter 27 mois du dĂ©but Ă  la rĂ©alisation d’un projet sur le terrain, c’est trop long nous devons rĂ©duire ce temps », s’engage le prĂ©sident de la Banque mondiale.

Mais pas seulement, cette dynamique de changement doit également se traduire sur le processus de travail et de partenariat entre les différentes banques de développement.

« Lorsque vous ĂȘtes un petit pays et que vous voulez travailler avec 4 banques de dĂ©veloppement, il faut prĂ©senter votre projet 4 fois avec 4 dĂ©marches diffĂ©rentes, c‘est lourd pour un pays qui a peu de ressources. Cela implique que les banques de dĂ©veloppement doivent travailler ensemble de façon plus efficace. C’est un travail dont nous faisons le bilan tous les six mois avec nous Ă©quipes pour travailler davantage en commun pour ne pas compliquer la vie des pays rĂ©cipiendaires des programmes ».

Au sein de la BM, cet impĂ©ratif de synergie est Ă©galement prĂ©sent pour tous les mĂ©canismes les prĂȘts afin de faciliter l’accĂšs aux services de la banque sans avoir Ă  s’adresser Ă  trois services diffĂ©rents (chantier devant aboutir dans les 4 Ă  5 ans Ă  venir).

Ce sont là quelques composantes de la mission de la Banque « pour rester pertinente pour les 50 prochaines années », soutient Ajay Banga.

Sur la problĂ©matique de la dette et des taux d’intĂ©rĂȘts qui peuvent Ă©vincer l’investissement, le prĂ©sident de la Banque mondiale a insistĂ© sur l’importance de la stabilitĂ© budgĂ©taire et macro-Ă©conomique, appelant Ă  la vigilance comme meilleure façon de se protĂ©ger.

Cela Ă©tant l’économie mondiale se prĂ©sente sous un jour un peu plus favorable comparativement Ă  il y a un an, assure-t-il.

Il faut rappeler qu’au-delĂ  de la question des financement climatiques, les AssemblĂ©es annuelles qui se poursuivent Ă  Marrakech, la rĂ©forme de ces institutions de Bretton Woods est Ă  l’ordre du jour, et l’augmentation de leur capacitĂ© face Ă  l’Ă©normitĂ© des dĂ©fis qui se posent Ă  l’Ă©conomie mondiale.

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