Flash
Fête de l’Unité : de la continuité nationale au tournant stratégique BAM : la masse monétaire franchit 2.237 Mds de DH, portée par un crédit bancaire en pleine accélération Élections 2027 : le ministère de l’Intérieur lance les consultations avec les syndicats Conjoncture : des fondamentaux solides sous pression Annual Gulf Insurance Forum : la FMA plaide pour une gouvernance renforcée de l’IA dans l’assurance Première commémoration de la Fête de l’Unité : Grâce Royale au profit de 907 personnes Sahara/Conseil de Sécurité : Communiqué du Cabinet royal Sahara : malgré 11 voix favorables, la Russie bloque au Conseil de sécurité le projet américain sur la MINURSO La SRM Casablanca-Settat inaugure son nouveau siège provincial et une agence clientèle à Benslimane Transport aérien : le trafic mondial de passagers recule de 0,5 % en septembre 2026, selon l’IATA
Finances publiques

Approuvée à la majorité, la loi de règlement 2024 valide la baisse du déficit à 3,8%

partis politiques

La Chambre des représentants a adopté, lundi en séance législative, à la majorité, le projet de loi de règlement n°14.26 relatif à l’exécution de la Loi de finances (LF) au titre de l’année 2024.

Le projet de loi a été approuvé par 85 députés, tandis que 35 ont voté contre, sans aucune abstention.

Publicité

Présentant le texte, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a indiqué que l’année 2024 a été marquée, dans l’ensemble, par un bilan positif malgré un contexte international difficile, caractérisé par la poursuite des tensions géopolitiques et la montée des politiques protectionnistes.

Ces facteurs ont contribué au ralentissement de la croissance de l’économie mondiale à 3,3%, contre 3,5% en 2023, a-t-il noté.

Publicité

Au niveau national, le ministre a souligné que la conjoncture économique a été principalement affectée par la poursuite de la sécheresse pour la sixième année consécutive, ce qui s’est traduit par une baisse de la valeur ajoutée agricole de 4,8% en 2024.

Malgré ces contraintes, a-t-il affirmé, l’économie nationale a maintenu sa dynamique, enregistrant un taux de croissance de 3,8% en 2024, contre 3,7% en 2023, grâce notamment à la poursuite de la dynamique des activités non agricoles, dont la croissance a atteint 4,5%, après 3,7% en 2023 et 3,5% en 2022. Cette performance est attribuée au dynamisme du secteur touristique ainsi qu’aux bons résultats des exportations marocaines.

S’agissant des finances publiques, F. Lekjaa a indiqué que le déficit budgétaire a été maîtrisé conformément aux objectifs fixés, s’établissant à 3,8% en 2024 contre 4,3% en 2023. Il a également fait état d’une baisse du taux d’endettement à 67,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 68,8% un an auparavant.

Le ministre a estimé que cette tendance favorable devrait se poursuivre en 2026, précisant que les résultats de l’exécution de la Loi de finances à fin juin offrent, malgré le contexte économique, toutes les garanties pour ramener le déficit budgétaire à 3 %, après son recul à 3,3% en 2025.

En outre, il a fait part de la perspective d’une réduction de la dette publique à moins de 66% du PIB, de manière à assurer la soutenabilité et la pérennité des finances publiques à la fin du mandat de l’actuel gouvernement.

Concernant les résultats détaillés de l’exécution de la LF 2024, Lekjaa a précisé que les dépenses du Budget Général se sont élevées à 516,7 Mds de DH, tandis que les recettes ont atteint 527,9 Mds de DH, contre des prévisions de 434 Mds de DH inscrites dans la Loi de finances.

Les recettes ordinaires de l’Etat représentent près de 70% de l’ensemble des ressources recouvrées, ce qui signifie que plus des deux tiers des recettes sont des ressources pérennes évoluant dans une trajectoire positive, a-t-il fait valoir.

Pour ce qui est des comptes spéciaux du Trésor (CST), les dépenses se sont établies à 172,81 Mds de DH, alors que les recettes ont atteint 194,13 Mds de DH, soit un taux de réalisation de 141%. Pour les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA), les dépenses de fonctionnement se sont élevées à 2,63 Mds de DH, tandis que les dépenses d’investissement se sont situées à 320,94 MDH.

Ainsi, l’exécution de la Loi de finances 2024 a dégagé un excédent des recettes sur les dépenses de 11,21 Mds de DH pour le Budget Général, de 21,32 Mds de DH pour les CST et de 4,32 Mds de DH pour les SEGMA.

Sur cette base, le projet de loi de règlement a arrêté l’excédent global des recettes sur les dépenses à 36,84 Mds de DH, a conclu Lekjaa.

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!