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Les Bourses mondiales prudentes avant une semaine chargée

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Les Bourses mondiales évoluaient en ordre dispersé lundi, entre le repli des cours du pétrole, l’accalmie sur la dette française, l’attente des décisions de politique monétaire des grandes banques centrales et des résultats des géants de l’IA.

« À l’approche de la dernière semaine d’octobre, les marchés continuent de composer avec trois grands thèmes : la France, l’Iran et l’intelligence artificielle », résument les économistes de la Deutsche Bank. Si « le risque énergétique reste au premier plan » cette semaine, « le reflux du pétrole ce matin apporte un répit après la forte hausse de vendredi », commentent les analystes d’Aurel BGC.

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Sur les marchés pétroliers, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, reculait de 1,41%, à 115,07 dollars le baril, et celui de WTI américain cédait 1,92%, à 101,29 dollars vers 09h40.

Par ailleurs, les investisseurs patientent avant « les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque du Japon (BoJ) et de la Banque centrale européenne (BCE), les chiffres de la croissance au troisième trimestre aux États-Unis et dans la zone euro, ainsi qu’une nouvelle vague importante de publications de résultats », rappelle Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

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En Europe, dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,73%, Francfort 0,66%, Londres 0,46% et Milan gagnait 0,84%. La Bourse suisse était elle aussi en hausse, son indice phare SMI s’étoffant vers 10h10 de 0,32%.

En Asie, le tableau apparaissait plus contrasté: à la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en repli de 0,80%. A Séoul, le Kospi a reculé de 1,46%. La Bourse de Sydney a gagné 0,17% et l’indice hongkongais Hang Seng progressait de 0,54% dans les derniers échanges. Taipei était fermée pour cause de jour férié.

Légère accalmie sur la dette française

Sur le marché de la dette souveraine, le taux d’emprunt français à échéance 10 ans évoluait à 4,97% vers 09h40, contre 5,01% vendredi à la clôture. Le taux français à 10 ans avait dépassé la semaine dernière le seuil symbolique de 5% pour la première fois depuis 2002. Il a même frôlé 5,14% jeudi, un niveau inédit depuis juin 2002.

« La France a également bénéficié d’un coup de pouce vendredi soir, lorsque Moody’s a déjoué les attentes du marché en maintenant la note souveraine à Aa3, assortie d’une perspective négative », soulignent les économistes de la Deutsche Bank.

Une dégradation était en effet attendue par la majorité des analystes, ce qui aurait conduit la note française au niveau de celles données par les autres grandes agences Fitch et S&P.

L’élection de Lula au Brésil surprend les marchés

Le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva a été réélu dimanche, décrochant contre toute attente un quatrième mandat inédit, mais son rival conservateur Flavio Bolsonaro a annoncé son intention de faire annuler le scrutin. « Le résultat a pris à contre-pied un marché qui intégrait de plus en plus une victoire de Bolsonaro », relèvent les économistes de la Deutsche Bank.

La victoire de Lula devrait peser sur les actifs brésiliens à l’ouverture de la Bourse de Sao Paulo, sa politique étant perçue comme moins favorable aux marchés que celle de Flavio Bolsonaro, fils de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

A Madrid, le géant espagnol des télécommunications Telefónica dévissait de 6,88%, le Brésil étant l’un de ses quatre principaux marchés. Également très implanté au Brésil, le géant bancaire espagnol Santander perdait 4,64% vers 09h40. A Paris, l’action Carrefour fléchissait de 0,61%, le Brésil étant le deuxième marché du groupe.

Test pour l’intelligence artificielle

« L’intelligence artificielle doit convaincre par ses résultats cette semaine », résument les analystes d’Aurel BGC. Les géants du secteur Alphabet et Microsoft publieront leurs résultats mercredi, puis Amazon jeudi.

« La réaction des marchés à ces résultats et, surtout, aux derniers plans de dépenses d’investissement pourrait rivaliser en importance avec » la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) « compte tenu des récentes turbulences des marchés liées à l’IA », estiment les économistes de la Deutsche Bank. (Avec Zonebourse)

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