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Economie

Indice sur la liberté économique : le Maroc gagne 15 places par rapport à 2024

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Sur le plan régional, cette performance conforte le leadership du Royaume en Afrique du Nord et le positionne au 6e rang en Afrique, derrière Maurice, Botswana, Cap-Vert, Seychelles et Sao Tomé-et-Principe. Au sein du monde arabe, le Maroc se classe également 6e, devançant le Kuwait et se situant derrière les autres pays du Golf.

LIndice de liberté économique, publié annuellement par Heritage Foundation depuis 1995, constitue une évaluation approfondie du degré de liberté économique dans 184 pays. Ce rapport classe les pays en fonction de 12 facteurs de liberté économique, regroupés en quatre piliers : l’état de droit, la taille du gouvernement, l’efficacité réglementaire et l’ouverture des marchés. Le classement global distingue les pays selon cinq catégories : « Libre » (scores de 80 à 100), « Principalement libre » (scores de 70 à 79.9), « Modérément libre » (scores de 60 à 69.9), « Principalement non libre » (scores de 50 à 59.9) et « Réprimée » (scores de 0 à 49.9).

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Les données collectées couvrent généralement la période allant du second semestre 2023 au premier semestre 2024. Certaines composantes reposent sur des données historiques, à l’instar de la composante de la liberté monétaire qui utilise une moyenne pondérée du taux d’inflation sur trois ans (janvier 2021 à décembre 2023). L’analyse et la notation des 12 composantes de la liberté économique s’appuient sur des sources primaires émanant d’organisations internationales telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce, Freedom House et Transparency International.

Dans l’édition 2025 de l’indice publiée récemment, le Maroc obtient un score de 60,3, marquant une progression de 3,5 points par rapport à 2024. Ce résultat avance notre pays au 86ème rang mondial, soit un gain de 15 places par rapport à l’année précédente, lui permettant de réintégrer la catégorie des pays « Modérément libres », après avoir été classé comme « Principalement non libre » depuis 2022. Cette amélioration de son statut témoigne d’évolutions positives récentes dans l’environnement économique national.

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Source : Heritage Foundation

Sur le plan régional, cette performance conforte le leadership du Royaume en Afrique du Nord et le positionne au 6e rang en Afrique, derrière Maurice, Botswana, Cap-Vert, Seychelles et Sao Tomé-et-Principe. Au sein du monde arabe, le Maroc se classe également 6e, devançant le Kuwait et se situant derrière les autres pays du Golf.

Heritage Foundation attribue l’amélioration de la performance du Maroc à des réformes favorisant un dynamisme accru du secteur privé, en mettant en exergue les progrès réalisés en matière de compétitivité et de diversification de la base productive.

Dans ce contexte, Heritage salue les efforts déployés par le Royaume pour rationaliser les procédures de création et d’enregistrement d’entreprises privées, ainsi que pour maintenir une stabilité monétaire avec un niveau d’inflation relativement modeste. Elle souligne également la compétitivité et la croissance soutenue du secteur financier marocain, qui offre diverses options de financement, et note que la Bourse de Casablanca n’impose aucune restriction à la participation étrangère. Enfin, l’existence de multiples accords commerciaux préférentiels témoigne, selon Heritage, d’une certaine ouverture commerciale.

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Source : Heritage Foundation

En dépit de ces progrés, Heritage souligne que des défis majeurs persistent et requièrent des réformes institutionnelles plus approfondies. Elle met notamment en évidence la rigidité du marché du travail, qui continue de freiner la croissance dynamique de l’emploi, ainsi qu’une part importante de la main-d’œuvre demeurant marginalisée dans le secteur informel. Elle relève également le coût relativement élevé des licences malgré la simplification des procédures de création d’entreprise.

Enfin, elle pointe la persistance du phénomène de la corruption, exacerbée par l’insuffisance de la réglementation en la matière, ainsi que l’inefficacité du système judiciaire. Ces constats rejoignent les conclusions du programme « Business Ready » de la Banque Mondiale en la matière, dont la première édition a été publiée le 3 octobre 2024.

En conclusion, si l’année 2025 marque une amélioration notable de la performance du Maroc, des efforts soutenus demeurent indispensables pour consolider ces acquis et s’attaquer aux faiblesses structurelles persistantes, notamment en ce qui concerne l’amélioration de la flexibilité du marché du travail, la réforme du système judiciaire et la lutte contre la corruption.

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