LGV Kénitra-Marrakech : l’ONCF passe à la vitesse supérieure avec une commande de rails de 151 MDH

Le mégaprojet de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) reliant Kénitra à Marrakech franchit un nouveau jalon stratégique. L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) vient de lancer un important appel d’offres de plus de 151 MDH pour l’acquisition de rails neufs, confirmant l’accélération d’un chantier titanesque à l’approche des échéances de 2030.
Un bond logistique vers la grande vitesse
Pour équiper les futures voies de cette extension majeure, l’ONCF ne lésine pas sur les standards techniques. Ce nouveau marché porte sur la fourniture de rails neufs de type 60 E1 en barres de 36 mètres linéaires, le profil de référence pour garantir la stabilité et la sécurité des rames circulant à plus de 320 km/h.
Preuve de l’envergure financière et des exigences de ce marché, le cautionnement provisoire imposé aux entreprises soumissionnaires est fixé à 22,6 millions de dirhams. Cette commande vient compléter un dispositif logistique déjà colossal, qui prévoit à terme l’installation de 100 000 tonnes de rails et de 800 000 traverses sur l’ensemble du tracé.
Un an de chantier : Le point sur les travaux
Un an après le lancement effectif des grands travaux sur le terrain, la métamorphose de l’axe ferroviaire national s’accélère. Les indicateurs clés témoignent d’une mobilisation sans précédent des entreprises marocaines et internationales :
- Terrassement massif : Plus de 20 millions de mètres cubes de terre ont déjà été déplacés pour préparer la plateforme de la voie.
- Ouvrages d’art : 15 viaducs majeurs sont actuellement en cours de construction active le long du tracé.
- Libération du foncier: La quasi-totalité des emprises nécessaires au déploiement des 430 kilomètres de ligne nouvelle a été sécurisée, évitant ainsi tout goulet d’étranglement administratif.
Objectif « Cap 2030 »
Ce déploiement logistique intensif répond à un calendrier serré. Intégrée au contrat-programme de l’État, cette extension doit être pleinement opérationnelle d’ici 2029.
À cette échéance, le réseau ferroviaire marocain entrera dans une nouvelle dimension. Les gains de temps transformeront radicalement la mobilité nationale, en connectant Marrakech à Casablanca en seulement 1h15, et en reliant la ville ocre à Tanger en 3 heures de trajet. Un atout maître pour le Royaume, qui s’apprête à accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2030.

