Flash
Budget 2027 Intérieur : 58,7 Mds de DH pour accélérer le développement territorial et humain Transport routier : 400 MDH mobilisés pour un soutien exceptionnel aux professionnels Aide au logement : 300 MDH débloqués pour régulariser les paiements en retard Le Pr Adnane Remmal consacré par l’Unesco pour ses travaux contre l’antibiorésistance AFIS 2026 : mobiliser les capitaux africains au service de la croissance et du développement Transformation digitale et IA : l’ADII et les douanes coréennes renforcent leur coopération Ouverture de la 13è édition de Devoxx Morocco, dédiée aux technologies émergentes Mirage de la croissance sans emplois : L’urgence d’un nouveau pacte pour l’intégration de la jeunesse Programme de vaccination : la SMSM et les Sociétés Savantes formulent 18 recommandations pour le Plan stratégique national 2027-2030 Maroc–Chine : l’ASMEX et l’ACCAD esquissent une nouvelle feuille de route pour les exportateurs marocains
Economie

« Le Maroc n’a pas encore une politique industrielle au vrai sens du terme » (Larabi Jaïdi)

justice sociale

Ecrit par Soubha Es-Siari I

« L’industrie nationale ne peut pas fonctionner uniquement sur la base des stratégies des grands groupes internationaux si l’entreprise marocaine n’est pas véritablement partie prenante de cette dynamique » s’inquiète Larabi Jaïdi, considérant que le Maroc ne dispose pas véritablement d’une politique industrielle.

Publicité

A l’occasion de la rencontre sur les résultats de l’étude relative aux « Priorités 2025 des Directions financières au Maroc » , l’économiste Larabi Jaïdi a rappelé le potentiel dont recèle le Maroc pour intégrer le cercle des pays émergents. Et ce dans un contexte marqué par une persistance de l’inflation à l’échelle mondiale, des tensions géopolitiques se traduisant par une défragmentation des chaînes de valeur.

Publicité

Toutefois pour ce faire, l’économiste qui se fonde sur une longue et pertinente analyse du contexte national et international que nous vivons, a rappelé que le Maroc est acculé à relever un certain nombre de défis. Ce sont ces challenges même que le Royaume devrait exploiter pour accélérer son industrialisation.

Publicité

A cet effet, Larabi Jaïdi s’est attardé sur la politique industrielle du Maroc et s’il s’agit d’une politique même à proprement dit ? « Quelle que soient les performances industrielles, l’émergence ne se limite pas uniquement aux trois métiers mondiaux (automobile, aéronautique, offshoring), il s’agit impérativement de revitaliser les secteurs traditionnels de l’industrie (agro-industrie, mécanique, textile…) », rappelle l’économiste. Et d’ajouter : « Nous n’avons pas une politique industrielle au vrai sens du terme et ce, quels que soient les leviers de soutien actionnés en ce qui concerne la formation, le foncier, le financement… ».

Un constat glaçon mais L. Jaïdi explicite encore mieux son propos : l’industrie ne peut pas fonctionner uniquement sur la base des stratégies des grands groupes internationaux si l’entreprise marocaine n’est pas au coeur de cette dynamique. Lorsque nous faisons le bilan de l’industrie automobile, nous ne pouvons nier qu’il y a quelques réalisations, mais nous ne possédons pas encore un effectif d’entreprises de sous-traitance de rang 1 ou de rang 2 qui demain pourraient garantir la pérennité du système. Il ne faut pas perdre de vue que les stratégies des grands groupes peuvent changer à tout moment.

Il argumente ses propos par l’exemple édifiant de ce qui est survenu dans les années 80-90 en Europe de l’Est en ce qui concerne l’industrie automobile.  Ou en Espagne dans les années 1990-2000 avec les grands groupes internationaux. Assurément, il y a un potentiel dont nous disposons aujourd’hui mais si l’entreprise marocaine ne saisit pas cette opportunité pour se développer et surtout maîtriser les enjeux de compétitivité et de la recherche et développement, elle restera toujours vulnérable… et par ricochet les ambitions industrielles marocaines.

Nous avons une économie résiliente qui résiste aux chocs, mais nous avons encore des vulnérabilités parce que nous ne maîtrisons pas encore les facteurs de la compétitivité liés à la recherche & développement, à la compétence, aux organisations managériales.

Le Maroc étant toujours dans la trappe des revenus intermédiaires a grandement besoin d’une convergence des politiques économiques, d’une confiance dans les institutions et ce par une amélioration de son climat des affaires.


Lire également : Face à Seddiki, Mezour défend-il mal ses chiffres ?


Voir également : 🎥Directions financières : les DAF d’un optimisme béat en 2025 ?

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!