Flash
OCP North America annonce l’arrivée aux États-Unis de la première cargaison d’engrais phosphatés marocains suite à la suspension temporaire des droits compensateurs ( CVD) Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité
Economie Nationale

Perspectives 2025 : une croissance de 3,9% selon BKGR

croissance

En 2025, le Maroc devrait continuer de consolider ses relations économiques stratégiques avec les États-Unis et la Zone Euro, ses principaux partenaires commerciaux. Profitant également des projets initiés dans le cadre de la CAN et la CDM, la croissance devrait s’établir à 3,9% selon BKGR. Mais des défis se posent également.

En dépit de l’impondérable agricole, les perspectives économiques pour le Maroc s’annoncent nettement plus optimistes pour les années à venir avec des prévisions de croissance atteignant respectivement de +3,6% en 2025 et de +3,9% en 2026, selon Bank Al-Maghrib. 

Publicité

Ces projections reflètent la résilience de l’économie marocaine et sa capacité à surmonter les chocs exogènes, soutenue par une stratégie ambitieuse et des réformes structurelles adaptées. Plus que jamais, l’activité économique semble prête à renouer avec une dynamique de croissance durable, témoignant d’un regain de confiance des acteurs économiques et institutionnels.

La trajectoire de reprise, anticipée pour 2025 et 2026 serait largement soutenue par les projets majeurs déjà initiés dans la lignée de l’annonce de l’organisation par notre pays de la coupe du monde 2030.

Les efforts engagés, loin de se limiter à des retombées ponctuelles, devraient générer des impacts économiques substantiels et durables. Les prévisions de l’observatoire du travail gouvernemental estiment une augmentation annuelle du PIB comprise entre +0,5% et +1,0% par an après la tenue de la Coupe du Monde, consolidant ainsi la place du Maroc comme un acteur incontournable du développement régional et de l’innovation économique.

En matière d’IDE, l’ambition est de les porter à plus de 5 Mds de dollars par an à horizon 2030, escomptant même mobiliser, en cumulé, un peu plus de  300 Mds de dollars sur les 20 ans années post organisation de la coupe du monde. Si ce seuil est atteint, cela permettrait au Maroc de réussir une grande partie des objectifs de son Nouveau Modèle de Développement et ainsi s’affirmer définitivement en tant que hub régional et continental de rang mondial.

En parallèle, le Gouvernement s’attelle à relever des défis socioéconomiques majeurs, au premier rang desquels figure la restauration du pouvoir d’achat des ménages. Conscient de ces enjeux, l’État met en place des réformes structurelles visant à rétablir l’équilibre économique.

Ces mesures, essentielles pour préserver la cohésion sociale, s’inscrivent dans une démarche globale visant à atténuer les effets de l’inflation, relancer la consommation et renforcer la résilience des ménages face aux fluctuations économiques. Cette stratégie, en synergie avec les projets d’envergure engagés, constitue un pilier fondamental pour assurer une croissance durable et inclusive.

Dans cette optique, la réforme de l’impôt sur le revenu (IR), incluse dans le projet de Loi de Finances 2025, se veut une réponse directe aux défis du pouvoir d’achat. Elle prévoit l’élargissement du seuil d’exonération fiscale de 30.000 à 40.000 DH par an et une réduction du taux marginal d’imposition de 38% à 37%.

Ces mesures visent à stimuler la consommation intérieure, élément clé pour soutenir une reprise économique durable, en allégeant la pression fiscale sur la classe moyenne.

La stratégie nationale en la matière s’aligne sur un contexte économique mondial en amélioration progressive. Selon le dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la croissance du PIB mondial est attendue à +3,3% en 2025 et 2026, après +3,2% en 2024.

Parallèlement, l’inflation devrait reculer de +5,4% en 2024 à +3,8% en 2025, sous l’effet de politiques monétaires restrictives adoptées par de nombreuses économies majeures. Ces évolutions globales offrent au Maroc un environnement propice pour renforcer sa reprise économique, en capitalisant sur l’augmentation de la demande extérieure et la stabilisation des prix internationaux.

En 2025, le Maroc devrait continuer de consolider ses relations économiques stratégiques avec les États-Unis et la Zone Euro, ses principaux partenaires commerciaux. Selon les prévisions du FMI, l’économie américaine devrait croître de +2,5%, après +2,8% en 2024, soutenue par une consommation dynamique et des investissements accrus. De son côté, la Zone Euro devrait afficher une croissance de +1,3% en 2025, contre +0,8% en 2024, marquant une reprise progressive portée par une hausse de la demande intérieure et des exportations.

Ces perspectives internationales favorables représentent une opportunité pour le Maroc afin de renforcer ses exportations, en particulier dans ses métiers mondiaux.

De même, les politiques protectionnistes de la future administration américaine pourraient profiter indirectement à notre pays s’il parvient à profiter de ses multiples accords de libre-échange en se positionnant en tant que centre industriel et logistique régional tout en améliorant son intégration qualitative dans les chaînes de valeur mondiales.

Reste que les tensions géopolitiques mondiales peuvent contrecarrer les ambitions de notre pays, particulièrement en cas de nouvelle flambée des prix du pétrole et de raréfaction des flux d’investissements en devises. Pour ce, le Maroc se doit également d’activer une forte dynamique interne à baser sur le couple Investissement/Consommation qui se nourrit de l’importance des projets en cours de réalisation, notamment en espérant un impact notable sur la création d’emplois.

En effet, la réduction du taux de chômage devrait être un des principaux objectifs des pouvoirs publics en 2025. Cela passe par un lissage de l’impact des pertes des emplois agricoles liés à la persistance de la sécheresse couplé à une forte dynamique d’investissements. Faire du privé le dynamo de cette stratégie (soit 2/3 des 550 Mds de DH projetés à horizon 2035) est le sésame devant permettre de créer une sphère vertueuse de croissance pour notre économie.

Dans cette expectative, BMCE Capital Global Research table dans son scénario central sur une croissance de +3,90% en 2025, portée principalement par l’évolution notable de la valeur ajoutée.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!