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Droit

đŸŽ„RĂ©forme du Code de la famille : le Chef du gouvernement tient une 1e rĂ©union avec la Justice, le CSPJ et le MinistĂšre public

code de la famille

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a tenu, mercredi au siĂšge du DĂ©partement du Chef du gouvernement Ă  Rabat, une rĂ©union consacrĂ©e Ă  la mise en Ɠuvre du contenu de la Lettre Royale relative Ă  la rĂ©vision du Code de la famille que SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, a adressĂ©e au Chef du gouvernement.

Ont pris part à cette réunion, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, le Président délégué du Conseil Supérieur du Pouvoir judiciaire, Mohammed Abdennabaoui et le Procureur général du Roi prÚs la Cour de Cassation, Président du MinistÚre public, El Hassan Daki.

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La Lettre Royale adressĂ©e au Chef du gouvernement vient concrĂ©tiser la dĂ©cision Royale annoncĂ©e par SM le Roi dans le Discours du TrĂŽne de l’annĂ©e 2022 et traduire la Haute sollicitude que le Souverain ne cesse d’accorder Ă  la promotion des questions de la femme et de la famille en gĂ©nĂ©ral.

Dans cette Lettre Royale, SM le Roi affirme qu’il est nĂ©cessaire de rĂ©examiner le Code de la famille, qui a eu l’immense avantage d’impulser une dynamique de changement vertueuse et d’instaurer une conception nouvelle de l’égalitĂ© et de l’équilibre familial, ouvrant ainsi la voie Ă  une avancĂ©e sociale considĂ©rable, afin de corriger les dysfonctionnements et les lacunes que l’expĂ©rience de sa mise en Ɠuvre judiciaire a rĂ©vĂ©lĂ©s.

Le Souverain souligne que les dispositions du Code de la famille « doivent Ă©galement ĂȘtre mises en adĂ©quation avec l’évolution de la sociĂ©tĂ© marocaine et les besoins du dĂ©veloppement durable », notant que « la nouvelle version s’harmonisera ainsi avec la progression de notre lĂ©gislation nationale ».

« L’actualisation du Code que Nous appelons de nos vƓux doit se faire en accord avec les principes directeurs et les orientations clĂ©s qui ont prĂ©sidĂ© Ă  son Ă©laboration et que Nous avons dĂ©finis dans Notre Discours prononcĂ© devant le Parlement, le 10 octobre 2003, puis confirmĂ©s dans le Discours du TrĂŽne adressĂ© Ă  Notre cher peuple, le 30 juillet 2022 », prĂ©cise SM le Roi.

Dans ce sens, le Souverain note : « Nous avons le souci que la mise Ă  niveau souhaitĂ©e soit rĂ©alisĂ©e en total accord avec l’esprit de la Charia et les spĂ©cificitĂ©s de la sociĂ©tĂ© marocaine », ajoutant que « Nous tenons Ă©galement Ă  ce que, pensĂ©e et conçue avec le concours des institutions et des acteurs concernĂ©s, elle s’opĂšre selon une approche marquĂ©e du sceau de la modĂ©ration, de l’Ijtihad ouvert, de la concertation et du dialogue ».

Par consĂ©quent, poursuit SM le Roi, la mise Ă  jour recherchĂ©e doit consister en prioritĂ© Ă  remĂ©dier aux dĂ©faillances que l’application judiciaire du Code a mises en Ă©vidence sur prĂšs de vingt ans. Elle devra Ă©galement amender les dispositions que l’évolution de la sociĂ©tĂ© marocaine et le dĂ©veloppement des lĂ©gislations nationales ont rendues obsolĂštes.

Aussi, soutient SM le Roi, le Code amendĂ© devra garder le mĂȘme rĂ©fĂ©rentiel et les mĂȘmes soubassements de dĂ©part, en l’occurrence les valeurs de justice, d’égalitĂ©, de solidaritĂ© et de cohĂ©rence telles qu’elles sont prĂŽnĂ©es dans les sources authentiques de la religion musulmane, ainsi que les principes universels Ă©noncĂ©s dans les conventions internationales ratifiĂ©es par le Maroc.

Le Souverain souligne, dans ce cadre, que « la pratique vertueuse de l’Ijtihad constructif constitue la voie Ă  suivre pour crĂ©er la synergie souhaitĂ©e entre le credo islamique, ses visĂ©es ultimes et les principes nouveaux convenus mondialement en matiĂšre des droits de l’Homme ».

« Ainsi que Nous l’avons affirmĂ© maintes fois en qualitĂ© d’Amir Al-Mouminine, Nous ne pouvons autoriser ce que Dieu a prohibĂ©, ni interdire ce que le TrĂšs-Haut a autorisé », tient Ă  prĂ©ciser SM le Roi.

Eu Ă©gard Ă  la centralitĂ© de ce sujet qui a une double portĂ©e juridique et judicaire, prĂ©cise le Souverain, « Nous avons estimĂ© judicieux de confier le pilotage conjoint et collĂ©gial du processus d’amendement au ministĂšre de la Justice, au Conseil supĂ©rieur du Pouvoir judiciaire et Ă  la PrĂ©sidence du MinistĂšre public ».

A ce propos, le Souverain appelle ces institutions Ă  impliquer Ă©troitement dans cette dĂ©marche les autres instances concernĂ©es directement par ce sujet, au premier chef desquelles le Conseil supĂ©rieur des oulĂ©mas, le Conseil national des droits de l’Homme et l’autoritĂ© gouvernementale chargĂ©e de la solidaritĂ©, de l’insertion sociale et de la famille, mettant l’accent sur l’importance de s’ouvrir Ă©galement dans le cadre d’une approche participative Ă  un large spectre d’organisations et d’acteurs de la sociĂ©tĂ© civile.

SM le Roi affirme que les Ă©ventuelles propositions de modification et d’amendement devraient prendre en considĂ©ration les conclusions issues des concertations Ă©largies et des sĂ©ances d’audition qui seront rigoureusement tenues notamment avec le tissu associatif concernĂ© par les droits de l’Homme, les droits de la femme et de l’enfant ainsi qu’avec les magistrats, les chercheurs, les acadĂ©miciens et les autres professionnels du droit de la famille.

‘Nous attendons que les conclusions de ces rencontres soient formulĂ©es sous forme de propositions d’amendement Ă  porter Ă  Notre Haute ApprĂ©ciation, en Notre qualitĂ© d’Amir Al-Mouminine et Garant des droits et libertĂ©s des citoyens, dans un dĂ©lai n’excĂ©dant pas six mois. Il sera ensuite procĂ©dĂ© Ă  l’élaboration de la version finale en vue de sa soumission pour approbation au Parlement », indique le Souverain.

Dans une dĂ©claration Ă  la presse Ă  l’issue de la rĂ©union, A. Akhannouch s’est dit honorĂ© de recevoir cette Lettre Royale, qui inaugure le processus de rĂ©vision du Code de la famille, ce grand chantier de rĂ©forme supervisĂ© par Sa MajestĂ© le Roi, que Dieu le Glorifie.

La Lettre Royale a prĂ©cisĂ© la partie qui pilotera l’opĂ©ration de rĂ©forme, composĂ©e du ministĂšre de la Justice, du Conseil supĂ©rieur du Pouvoir judiciaire et de la PrĂ©sidence du MinistĂšre public, ainsi que la mĂ©thodologie de travail basĂ©e sur l’Ă©coute selon une approche participative, outre une pĂ©riode de six mois comme dĂ©lai maximum pour l’accomplissement de cette mission, a-t-il dit.

Le Chef du gouvernement a soulignĂ© qu’il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©, dans le cadre de la mise en Ɠuvre du contenu de la Lettre Royale, de tenir une rĂ©union en dĂ©but de la semaine prochaine, qui sera suivie de rencontres d’écoute de l’ensemble des composantes de la sociĂ©tĂ© marocaine concernĂ©e par cette question.

Il a prĂ©cisĂ© que cette rĂ©forme constitue un moment fort pour le Maroc, Ă©mettant le souhait que l’ensemble des intervenants y contribue de maniĂšre positive, comme voulu par SM le Roi, Amir Al Mouminine.

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