Flash
Conjoncture : derrière l’embellie industrielle, l’inquiĂ©tante faiblesse des commandes 28 projets programmĂ©s pour la mise Ă  niveau des infrastructures des installations judiciaires en 2027 (Ouahbi) De la mĂ©moire Ă  la cĂ©lĂ©bration : la grande fresque musicale et patriotique de l’AMMA Ă  Casablanca Melkisation des terres collectives : le grand chantier foncier entre dans une nouvelle phase Tamwilcom place le dĂ©veloppement des TPME au cĹ“ur de la relance et de l’inclusion financière Les investissements Ă©trangers en actions cotĂ©es atteignent 220 Mds de DH en 2025, en hausse de 21,2 % Sahara marocain : la Roumanie rĂ©affirme son soutien au plan d’autonomie comme base la plus adĂ©quate pour une solution dĂ©finitive Industrie marocaine : un climat gĂ©nĂ©ral stable au 3e trimestre mais plombĂ© par la hausse gĂ©nĂ©ralisĂ©e des coĂ»ts Oujda-Angad : lancement de projets agricoles de 29,9 MDH au profit du monde rural FMA : le Rendez-vous de l’assurance s’invite Ă  Rabat les 7et 8 avril 2027
Finances publiques

🎥Marie Christine Esclassan : « Les Etats font face aujourd’hui Ă  un vrai dilemme »

Etats

Interviewée par S. Es-Siari |

Dans un contexte très complexe, les Etats font face à un vrai dilemme : laisser le marché fonctionner selon un rythme erratique avec tous les risques éventuels, ou bien trouver un autre modèle de développement.

Publicité

Au Maroc comme dans d’autres pays, force est de constater que le pessimisme chez les citoyens est grandissant à la suite des difficultés économiques et sociales auxquelles se heurtent les pouvoirs publics. Le phénomène est de plus en plus amplifié avec la succession de crises que nous connaissons depuis 2008. Les finances publiques se trouvent ainsi sous pression et leur mode de gouvernance suscite des inquiétudes.

Publicité

Les dĂ©tails avec Marie Christine Esclassan, professeur Ă  l’UniversitĂ© Paris 1 PanthĂ©on-Sorbone, SG de FONDAFIP interviewĂ©e Ă  l’occasion du Colloque international des Finances publiques tenu les 16 et 17 DĂ©cembre Ă  Rabat.

Publicité

 

La crise sanitaire de 2020 a par ailleurs incité les gouvernements à revoir leur mode d’intervention pour répondre aux besoins de la population.

La guerre en Ukraine étant une crise géopolitique, où les grandes puissances économiques essaient de redistribuer les cartes internationales, n’est pas non plus sans impact sur l’ordre économique mondial.

Les Etats sont arrivés à bout de souffle suite aux conséquences économiques désastreuses du conflit russo-ukrainien se traduisant parfois par des faillites et fermetures d’entreprises en cascade.

Le phénomène ne s’est en fait qu’amplifier parce que depuis plus de trente ans, les Etats sont confrontés à l’effet ciseaux : des dépenses qui grimpent et des recettes fiscales qui baissent. De l’autre côté, les besoins de la population s’accentuent aussi bien en matière de sécurité, de protection sociale, de santé…

C’est le cas du Maroc qui a introduit à juste titre d’ailleurs le chantier de la protection sociale.

La question qui se pose est comment les Etats vont-ils assurer le maintien des dĂ©penses face Ă  des recettes fiscales qui, dans le meilleur des cas, stagnent. De deux choses l’une; soit augmenter les impĂ´ts, un fait qui s’avère de plus en plus difficile pour une foultitude de raisons, soit recourir Ă  l’endettement et prendre en otage l’avenir des gĂ©nĂ©rations futures.

C’est pour dire que les Etats font face Ă  un vrai dilemme : laisser le marchĂ© fonctionner selon un rythme erratique avec tous les risques Ă©ventuels, ou bien trouver un autre modèle de dĂ©veloppement. C’est toute la question qui se pose aujourd’hui.


Voir également : 🎥« Le monde est dans le brouillard en matière de gouvernance des finances publiques et ne peut continuer à bricoler»  Michel Bouvier

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!