Les prix du pétrole sont demeurés quasiment inchangés lundi, les marchés anticipant un impact limité des nouvelles sanctions européennes sur l’approvisionnement en brut russe. Les contrats à terme sur le Brent ont reculé de 12 cents, soit 0,2 %, à 69,16 dollars le baril à 08h00 GMT, après avoir cédé 0,35 % vendredi. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) est resté stable à 67,34 dollars, après une baisse de 0,3 % lors de la séance précédente.
L’Union européenne a approuvé vendredi son 18e paquet de sanctions contre la Russie, visant notamment Nayara Energy, société indienne exportatrice de produits raffinés à partir de pétrole russe, dans le cadre du conflit en Ukraine.
« La dernière vague de sanctions de l’UE ne devrait pas bouleverser l’équilibre du marché pétrolier. C’est pourquoi la réaction du marché reste limitée », estime Harry Tchiliguirian, d’Onyx Capital Group. « Les Russes ont démontré leur capacité à contourner ce type de sanctions. »
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré vendredi que la Russie avait acquis une certaine immunité face aux sanctions occidentales.
Ces mesures interviennent après que le président américain Donald Trump a menacé la semaine dernière d’imposer des sanctions aux acheteurs d’exportations russes, sauf si Moscou accepte un accord de paix dans un délai de 50 jours.
Les analystes d’ING estiment que la partie la plus susceptible d’avoir un effet concerne l’interdiction d’importation par l’UE de produits raffinés à partir de pétrole russe dans des pays tiers, même s’il sera sans doute difficile d’en assurer le suivi et l’application.
L’Iran, autre producteur de pétrole sous sanctions, doit entamer vendredi à Istanbul des discussions nucléaires avec la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, a indiqué lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Cette démarche fait suite aux avertissements des trois pays européens, qui ont prévenu qu’en l’absence de reprise des négociations, de nouvelles sanctions internationales pourraient être imposées à l’Iran.
Aux États-Unis, le nombre de forages pétroliers en activité a diminué de deux pour atteindre 422 la semaine dernière, son plus bas niveau depuis septembre 2021, selon Baker Hughes.
Les droits de douane américains sur les importations de l’Union européenne doivent entrer en vigueur le 1er août, mais le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, s’est dit confiant dimanche dans la possibilité de parvenir à un accord commercial avec le bloc européen.
« Les inquiétudes liées aux droits de douane continueront de peser à l’approche de l’échéance du 1er août, tandis qu’un soutien pourrait venir des données sur les stocks de pétrole si elles révèlent une offre restreinte », analyse Tony Sycamore, d’IG Markets.
« Tout laisse à penser que le brut évoluera dans une fourchette de 64 à 70 dollars cette semaine. »
Depuis l’accord de cessez-le-feu du 24 juin qui a mis fin à douze jours de conflit entre Israël et l’Iran, le Brent a fluctué entre un plancher de 66,34 dollars et un sommet de 71,53 dollars le baril. (Avec Zonebourse)
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