Un nouveau rapport d’une organisation caritative mondiale pour la sécurité a révélé que la résilience individuelle et pour l’ensemble d’un foyer au Maroc a été affectée négativement par les récentes catastrophes. Selon les données, recueillies entre septembre et octobre 2023, le pourcentage de personnes au Maroc ayant subi une catastrophe au cours des cinq dernières années a connu une augmentation significative. Plus du double de personnes affirment avoir été touchées en 2023 par rapport à 2021 (59 % contre 23 %).
Le rapport a également souligné que le nombre de Marocains et Marocaines ayant subi une catastrophe au cours des cinq dernières années a plus que doublé depuis 2021.
Les résultats proviennent de la dernière édition du World Risk Poll Resilience Index, produit par Lloyd’s Register Foundation à l’aide des données recueillies par Gallup dans le cadre de l’enquête mondiale sur les risques de la Lloyd’s Register Foundation. Les résultats sont détaillés dans un nouveau rapport : « La résilience dans un monde qui change. » Il s’agit de la troisième édition de l’enquête, qui comprend des données de 147. 000 personnes dans 142 pays sur la façon dont elles ressentent et perçoivent le risque.
Selon les données, recueillies entre septembre et octobre 2023, le pourcentage de personnes au Maroc ayant subi une catastrophe au cours des cinq dernières années a connu une augmentation significative. Plus du double de personnes affirment avoir été touchées en 2023 par rapport à 2021 (59 % contre 23 %). Ces données s’inscrivent dans le contexte du séisme de magnitude 6,8 qui a frappé le pays dans les montagnes de l’Atlas, au sud-ouest de Marrakech, en septembre 2023. Il s’agit du séisme le plus violent ayant frappé le pays depuis plus d’un siècle.
Le rapport suggère que cette expérience catastrophique a suscité un dur « rappel à la réalité » au sein de la population marocaine. Les perceptions autrefois élevées d’agentivité et de préparation peuvent y être effacées dans les pays ou les communautés où certains types de dangers naturels sont rares.
Les scores de résilience des individus et des foyers ont fortement baissé dans les régions directement et indirectement touchées par le séisme (16 points et 11 points, respectivement, sur une échelle de 0 à 100), tous deux parmi les plus fortes baisses au monde. Au niveau national, les personnes qui ont subi une catastrophe ont un score de 43 dans l’indice de résilience de l’enquête mondiale sur le risque, contre 47 pour celles qui n’ont pas subi de catastrophe. Ce résultat contredit la constatation mondiale qu’avoir vécu une catastrophe induit des indices de résilience légèrement plus élevés.
Le score global de l’indice de résilience World Risk Poll au Maroc a baissé de sept points entre 2021 et 2023. Il atteint 44, un résultat supérieur à la Tunisie voisine (baisse de deux points) et à l’Algérie (augmentation de sept points). Cependant, au niveau statistique, la résilience communautaire et sociétale n’a pas changé de manière significative au Maroc.
Nancy Hey, directrice du département Evidence and Insight de Lloyd’s Register Foundation, a déclaré : « L’index World Risk Poll vise à fournir aux décisionnaires politiques un aperçu de la manière dont les populations mondiales perçoivent le risque et de la manière dont ces risques affectent leur vie. Nos résultats les aideront à travailler avec les communautés pour les soutenir face aux dangers naturels et aux autres causes potentielles de catastrophes.
« Pour les résident·es du Maroc, le séisme de septembre 2023 est en grande partie responsable du plus que doublement de l’expérience des catastrophes depuis 2021. Cela a peut-être conduit à un dur « rappel à la réalité » pour les résident·es en termes de préparation à de tels événements, avec une résilience individuelle et des foyers particulièrement affectée négativement. Mais les données ne sont pas toutes négatives, au contraire, les scores de résilience communautaire et sociétale sont restés stables. Ces différences de scores entre les différents éléments de l’indice de résilience devraient donner aux décisionnaires politiques une bonne indication de l’endroit où concentrer les efforts pour renforcer la résilience. »
Le Dr Luke Metelerkamp, Senior Professional Officer of Urban Systems à l’ICLEI Africa, déclare que des efforts sont déjà déployés pour améliorer la résilience : « Les villes comme Chefchaouen sont à la pointe de la résilience urbaine. Grâce à des initiatives audacieuses comme AfriFOODLinks, la ville bleue transforme son système alimentaire, permettant aux individus de développer leur résilience personnelle et d’affronter sereinement les catastrophes. »
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