Le Japon va procéder à un nouveau déblocage de ses réserves stratégiques de pétrole à compter de jeudi, a annoncé la Première ministre Sanae Takaichi, citée par l’agence de presse Kyodo.
L’annonce a été faite mardi lors d’une réunion de membres du gouvernement japonais consacrée aux moyens d’atténuer l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie nationale, et intervient après que Tokyo a commencé la semaine dernière à puiser dans les stocks du secteur privé.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une action collective des membres de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), qui ont voté le 11 mars en faveur d’un puisage coordonné dans leurs stocks pour contenir la flambée des prix provoquée par la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Il s’agit du déblocage le plus important jamais décidé par l’institution depuis sa création il y a plus de cinquante ans.
Anticipant cette action coordonnée, Takaichi avait annoncé, le 11 mars, que le Japon libérerait unilatéralement l’équivalent de 15 jours de réserves pétrolières détenues par le secteur privé, suivi d’un mois de réserves publiques.
Takaichi a également indiqué que les réserves pétrolières conjointes des nations productrices du Moyen-Orient, actuellement stockées au Japon, commenceront à être mobilisées d’ici la fin du mois.
« La paix et la stabilité au Moyen-Orient revêtent une importance capitale pour le Japon et la communauté internationale », a-t-elle déclaré, ajoutant que Tokyo continuera de « déployer tous les efforts diplomatiques nécessaires en étroite coordination avec les pays concernés. »
La Première ministre a, par ailleurs, précisé qu’elle et le président américain Donald Trump avaient, lors de leur sommet à Washington jeudi dernier, réaffirmé l’importance d’assurer des approvisionnements énergétiques stables en garantissant la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport mondial de pétrole.
Le Japon, qui dépend du Moyen-Orient pour 90% à 95% de ses importations de pétrole, dispose de l’une des réserves stratégiques les plus importantes au monde, évaluées en décembre dernier à plus de 400 millions de barils.







