Selon des sources proches, le Maroc a finalement procédé avec succès à une émission obligataire d’un montant total de 2 milliards d’euros, une première depuis 2020. Le staff du ministère des Finances serait encore sur place mais les premiers détails de l’opération ont filtré.
Ainsi, pour piloter cette opération, le Maroc a fait appel à BNP Paribas, Citi, Deutsche Bank et J.P. Morgan, avec Lazard en qualité de conseiller. Laquelle opération aurait suscité un engouement considérable auprès des investisseurs, les offres ayant dépassé 6,75 milliards d’euros, selon des informations rapportées par Bloomberg ce mercredi 26 mars. Cette levée de fonds s’est articulée autour de deux tranches : 900 millions d’euros à échéance de 4 ans, assortie d’un différentiel de 155 points de base par rapport au taux moyen des swaps et 1,1 milliard d’euros à 10 ans, avec un écart de 215 points de base.
Les conditions obtenues sont jugées particulièrement favorables et confirment la qualité de la signature souveraine du Royaume, selon la même source.
Le Maroc, qui jouit de la notation la plus élevée parmi les émetteurs non-investment grade attribuée par les trois principales agences de notation, avait déjà levé 2,5 milliards de dollars en 2023.
La volonté affichée du Maroc de sortir à l’international revenait depuis en boucle dans le discours des officiels avec comme leitmotiv l’attente d’une bonne fenêtre de tir et des conditions propices du marché.

