Flash
Gaz : Predator Oil & Gas annonce des rĂ©sultats encourageants sur le puits MOU-6 Ă  Guercif Banque mondiale : 4,4 milliards de dollars de capitaux privĂ©s mobilisĂ©s en faveur du Maroc depuis 2022 Safran Electrical & Power inaugure une nouvelle extension de son site industriel d’AĂŻn Atiq Hilale: GrĂące Ă  la RĂ©solution 2797, l’ONU passe de la logique de gestion de la question du Sahara Marocain Ă  celle de son rĂšglement Chambre des ReprĂ©sentants : Ahmed Touizi Ă©lu prĂ©sident Croissance mondiale en 2026 : les tensions inflationnistes de retour Championnat du monde de Backyard Ultra : 15 athlĂštes marocains prĂȘts Ă  relever le dĂ©fi de l’endurance Finance islamique : BAM et la Banque Centrale des Émirats tracent la feuille de route Ă  DubaĂŻ HCR: bĂ©nĂ©ficiant d’un large soutien, le Maroc plaide pour les solutions durables pour les camps de Tindouf et appelle Ă  leur dĂ©mantĂšlemen Bancassurance : comment les banques ont raflĂ© un tiers du gĂąteau
Banques

đŸŽ„5e Assises de l’APSF : le digital un enjeu majeur pour les sociĂ©tĂ©s de financement

abdellah benhamida apsf sociétés de financement

Par Imane Bouhrara I

Au moment oĂč la Banque centrale s’apprĂȘte Ă  livrer les premiers agrĂ©ments pour les sociĂ©tĂ©s de financement collaboratif, les sociĂ©tĂ©s de financement, elles sont appelĂ©es Ă  accĂ©lĂ©rer leur transformation digitale pour toutes les opportunitĂ©s qu’elle offre. Un gisement jalonnĂ© nĂ©anmoins de dĂ©fis, et c’est le sujet des 5e Assises de l’APSF, tenues ce 29 novembre Ă  Casablanca.

Le digital s’impose Ă  tous. C’est d’ailleurs l’un des chantiers majeurs ayant conduit Ă  la rĂ©forme de la loi bancaire pour y intĂ©grer les Fintech et pour accompagner un paysage bancaire marocain empreint d’une nouvelle dynamique de transformation induite par l’éclosion de la finance participative, les enjeux du digital, ainsi que par l’intensification de la concurrence et les préoccupations croissantes liées au climat.

Publicité

Le digital est l’une des deux orientations fondamentales du Plan StratĂ©gique de Bank al-Maghrib (2019-2023). Et c’est ainsi que sous la houlette de l’Association Professionnelle des SociĂ©tĂ©s de Financement (APSF), les SociĂ©tĂ©s de financement se sont engagĂ©es dans une dĂ©marche de dĂ©matĂ©rialisation aussi bien dans leur organisation que dans leurs relations avec leurs partenaires institutionnels et privĂ©s.

Et Ă  l’heure oĂč l’octroi d’agrĂ©ment pour les sociĂ©tĂ©s de financement collaboratif s’annonce imminent, le paysage financier particuliĂšrement bancaire se trouve acculĂ© Ă  accĂ©lĂ©rer cette dĂ©matĂ©rialisation pour gagner en performance et en compĂ©titivitĂ©.

Plus facile Ă  dire qu’à faire, puisque le digital prĂ©sente Ă  la fois de grandes opportunitĂ©s que des risques majeurs particuliĂšrement en termes de cybersĂ©curitĂ© que de renforcement des mĂ©canismes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

Une thĂ©matique d’importance qui a cristallisĂ© les travaux des 5e Assises de l’APSF, tenues ce mercredi 29 novembre Ă  Casablanca, oĂč l’Association a conviĂ© tous ses partenaires institutionnels et privĂ©s. Car tout processus de dĂ©matĂ©rialisation ne se fait pas en vase clos mais dans le cadre d’une stratĂ©gie qui n’implique pas seulement la sociĂ©tĂ© de financement mais son environnement en gĂ©nĂ©ral.

Un écosystÚme qui a accueilli de nouveaux acteurs de fintech qui ont mis au défi les établissements classiques.

« Ces assises ont pour objectif de faire, non seulement un Ă©tat des lieux de la digitalisation des sociĂ©tĂ©s de financement, mais aussi dans l’évolution par rapport Ă  la lĂ©gislation. La clientĂšle est aujourd’hui demanderesse de plus de digitalisation et nous avons ce dĂ©fi Ă  relever », explique Abdallah Benhamida, le prĂ©sident de l’APSF.  

Dans le mĂȘme sillage, Abderrahim Bouazza, Directeur gĂ©nĂ©ral de Bank Al-Maghrib, a rappelĂ© que le digital faire partie dĂ©sormais des politiques qui façonnent les Ă©conomies et les sociĂ©tĂ©s.

De ce fait le secteur financier national, particuliĂšrement bancaire s’est bien investi pour s’adapter Ă  la transformation numĂ©rique en adoptant des stratĂ©gies dĂ©diĂ©es. Ce qui s’est traduit par une digitalisation des Front et Back Office, avec une Ă©conomie de coĂ»ts et de temps.

Mais il estime qu’il faut accĂ©lĂ©rer la digitalisation des services financiers pour tirer profit des technologies disruptives et de la transformation des usages, de sorte Ă  gagner en compĂ©titivitĂ© et rĂ©pondre aux attentes des usagers.

D’autant que l’environnement ne cesse d’évoluer avec l’arrivĂ©e de nouveaux acteurs dont ceux qui offriront du financement collaboratif Crowdfunding

Pour ce qui est du cadre réglementaire, Abderrahim Bouazza le juge proportionné et évolutif.

A noter que dans les actions contenues dans le plan stratĂ©gique de BAM, la banque centrale a mis en place un « Digital Lab » qui a pour mission de rapprocher les métiers des nouvelles pratiques et technologies et de favoriser l’émergence d’idées innovantes porteuses de valeur ajoutée pour ses missions.

Digital, opportunités mais des risques aussi

Certes le recours au digital assure aux sociĂ©tĂ©s de financement d’atteindre une clientĂšle plus large, avec des parcours client digitalisĂ©, et tirer profite de l’analyse de sa data au profit de sa stratĂ©gie managĂ©riale, mais le digital apporte dans son sillage nombre de risques particuliĂšrement ceux ayant trait Ă  la cybersĂ©curitĂ©, des donnĂ©es mais des flux financiers eux-mĂȘmes.

Dans ce sens, le prĂ©sident de l’APSF s’est fĂ©licitĂ© de la sortie du Maroc de la liste grise du GAFI grĂące Ă  la contribution de tout l’écosystĂšme financier et bancaire et la mise en place d’un dispositif de LBC/FT.

Un risque auquel la banque centrale reste trĂšs attentive Ă  la mise en Ɠuvre de ce dispositif mais aussi Ă  d’autres prĂ©occupations majeures notamment la cybersĂ©curitĂ©. Dans ce sens, BAM a entrepris plusieurs dĂ©marches pour gĂ©rer la cybersĂ©curitĂ© du secteur et encadre le recours au Cloud.

De mĂȘme qu’elle a engagĂ© un processus expĂ©rimental de cryptoactifs.

Autre dĂ©fi auquel les sociĂ©tĂ©s de financement doivent ĂȘtre attentives est que la transformation des usagers implique une transformation de sa propre ressource humaine soit par le recrutement de nouveaux profils ou la formation de ceux existants pour porter cette transformation numĂ©rique et en tirer le plein profit.

Cela permet de s’adapter aux transformations qu’impose la révolution numérique tant en interne qu’au niveau de l’écosystĂšme dans son ensemble.

Avec la digitalisation, la contribution des sociétés de financement à l’acquisition des biens de consommation des ménages, des biens d’équipement des entreprises et à la couverture de leurs besoins en fonds de roulement est appelée à gagner davantage en taille, en activité et en performance.

Ces assises ont Ă©tĂ© l’occasion d’un Ă©change d’expĂ©riences entre les sociĂ©tĂ©s de financement et les partenaires de l’APSF mais aussi de dĂ©couvrir des solutions technologiques en faveur de cette accĂ©lĂ©ration de la transformation digitale.

Publicité
apsfassises de l'apsfBank al maghribcloudcrowdfundingcrytoCybersécuritéfinancement collaboratiffintechsociétés de financement

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!