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Politique

🎥Dessalement d’eau à Casablanca : conflit d’intérêt ou nouvelle vindicte contre Akhannouch ?

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Ecrit par Imane Bouhrara I

L’attribution du marchĂ© relatif Ă  la construction et l’exploitation de la station de dessalement d’eau mer de Casablanca continue de faire jaser. En cause, dans le consortium ayant remportĂ© le marchĂ© lancĂ© par l’ONEE figure Afriquia Gaz de Akwa Group. Et bien que le chef du gouvernement ait dĂ©missionnĂ© de toutes ses fonctions au sein du groupe familial, les partis de l’opposition crient au conflit d’intĂ©rĂŞt.

Après le dossier des hydrocarbures, voilà le chef du gouvernement à nouveau au cœur de la polémique, cette fois-ci en raison de l’attribution en novembre du marché relatif à la construction et l’exploitation de la station de dessalement de mer de Casablanca.

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Et pour cause, dans le consortium ayant remporté le marché lancé par l’ONEE figure Afriquia Gaz de Akwa Group. Et bien que le chef du gouvernement ait démissionné de toutes ses fonctions au sein du groupe familial, les partis de l’opposition crient au conflit d’intérêt, la famille Akhannouch étant l’actionnaire majoritaire du Groupe.

Le sujet a fait débat et le PJD a même saisi l’INPLCC à ce sujet, affirme Abdellah Bouanou, lors d’une rencontre organisée par la Fondation Lafqui Titouani, en présence d’autres invités de partis politiques de la majorité et de l’opposition.

Pour Abdellah Bouanou c’est le groupe du chef du gouvernement qui a remporté cet appel d’offre, étant actionnaire dans les autres sociétés du consortium. Donc c’est le groupe appartenant au chef du gouvernement (NDLR : Akwa Group) qui a remporté ce projet et moralement ça ne doit pas se faire. On l’a dit et répété. Il s’agit d’un conflit d’intérêt et c’est au regard de l’article 36 de la Constitution, le PJD a saisi l’INPLCC. Et d’ajouter : « C’est un vrai problème, le chef du gouvernement doit avoir le courage de traiter définitivement ce problème en présentant sa démission d’ici ou de là-bas ».

Pour sa part, Mohamed Chouki, du RNI, estime qu’il faut rectifier tout ce qui circule à ce sujet. Il a d’abord, rappelé que la société (NDLR : Afriquia Gaz) dont la famille du chef du gouvernement détient des parts est une entreprise faisant appel à l’épargne public et cotée à la bourse de Casablanca, dont ses comptes et sa gouvernance sont transparents. D’ailleurs elle est soumise à la réglementation du marché sous le contrôle de l’AMMC.

 

La société en question compte parmi ses actionnaires des investisseurs institutionnels telles  que des compagnies d’assurance et des caisses de retraite.

Aussi, cette entreprise est-elle entrée dans un consortium économique international pour cet appel d’offre international et l’a remporté en raison de son offre la moins disante, avec un prix classé deuxième meilleur au monde. A préciser aussi, que le consortium va investir près d’un milliard de dollars, précise le politique.

A cet égard, Rachid Hammouni du PPS précise pour sa part que si légalement il n’y a rien à dire sur cette attribution de l’appel d’offres de l’ONEE, mais politiquement et moralement c’est problématique puisque l’appel d’offres a été lancé par l’ONEE dont le président du Conseil d’administration n’est autre que le chef du gouvernement.

« Quand on parle de conflits d’intérêt, ce n’est pas nouveau, puisque nous avons eu des cas, notamment de Karim Amrani et de Driss Jettou. Mais, pour ce mandat il y a le sujet des hydrocarbures et voilà maintenant le sujet du dessalement de l’eau », déplore R. Hammouni.

La rencontre a Ă©tĂ© rĂ©ellement Ă  couteaux tirĂ©s entre « majoritĂ© » et « opposition » sur plusieurs sujets d’actualitĂ© d’ordre social, politique et Ă©conomique. Et les polĂ©miques de ce genre ne font que cristalliser les divergences et alimenter la suspicion.

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