Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise Ă  jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc Ă  l’heure de la souverainetĂ© Ă©conomique Les mĂ©decins du privĂ© interpelle Akhannouch sur la rĂ©vision de la tarification nationale de rĂ©fĂ©rence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc mĂ©tamorphosĂ© par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc rĂ©ussit le pari de la stabilitĂ© et de la modernitĂ© Election du SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde rĂ©forme de l’ONU  
Economie

🎥 MarchĂ©s publics : pour la CGEM, les arrĂŞtĂ©s d’application du nouveau dĂ©cret feront toute la diffĂ©rence

marchés publics cgem

Interviewé par L. Boumahrou |

Certes le nouveau dĂ©cret des marchĂ©s publics est entrĂ© en vigueur le 1er septembre 2023, ce qui a rassurĂ© les entreprises soumissionnaires. Cependant, tout le dĂ©fi aujourd’hui, est la publication des arrĂŞtĂ©s d’application. c’est ce qu’affirme Adil Zaidi, PrĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration automobile et du Groupement poids lourds et de la carrosserie Ă  la CGEM et membre de la commission nationale de la commande publique.

Publicité

Véritable levier de croissance de l’économie marocaine, la commande publique se dote d’un nouveau cadre réglementaire à savoir le nouveau décret des marchés publics entré en vigueur depuis le 1er septembre. Il a fallu plusieurs années pour faire aboutir cette réforme ô combien importante pour renforcer l’impact des marchés publics sur l’économie marocaine.

Aujourd’hui, le secteur privé se dit soulagé de l’aboutissement de cette réforme bien qu’elle ne soit pas encore opérationnelle. En effet, l’application effective de ce nouveau décret requiert la publication des arrêtés d’application. Interpellé sur le ressenti du secteur privé sur ce nouveau cadre, le représentant de la CGEM, Adil Zaidi, Président de la Fédération automobile et du Groupement poids lourds et de la carrosserie (GPLC) et membre de la commission nationale de la commande publique nous a affirmé qu’il s’agit bien d’une réforme importante dans la mesure où la commande publique est un catalyseur pour l’industrie marocaine et l’offre marocaine.

Rappelons que la LF 2023 a prĂ©vu un budget de 300 Mds de DH d’investissements publics et plus de 200 Mds de DH de dĂ©penses courantes. « Cet important effort d’investissement devrait normalement stimuler la croissance et le dĂ©veloppement. Or le constat est que l’impact de ces investissements sur le taux de croissance du pays reste assez limitĂ© voire faible », a prĂ©cisĂ© Adil Zaidi. Un constat que la banque mondiale a relevĂ© plusieurs fois dans ses rapports.


Lire également : Nouveau décret des marchés publics : ces écueils à éviter !


Pour le Patronat, cette réforme permettra de renforcer et de structurer la gouvernance des achats publics et de permettre aux entreprises nationales, de toutes tailles et de toutes régions, l’accès juste, équitable et réparti aux marchés publics.

Selon A. Zaidi, ce nouveau dĂ©cret a pour objet de dynamiser et rendre plus efficace la dĂ©pense publique, de mieux la rĂ©partir entre les diffĂ©rents bĂ©nĂ©ficiaires, d’assurer une plus grande transparence, d’assurer une meilleure gouvernance…

Et d’ajouter qu’il s’agit bien d’un tournant majeur dans la réglementation de la commande publique notamment avec les avancées importantes introduites dans le cadre de ce nouveau décret notamment l’élargissement de l’assiette des bénéficiaires (taille et région), la diversification des secteurs ainsi que l’allotissement des marchés.


Voir également : 🎥Marchés publics : ce que pense M. Mahboub, président FNBTP, du nouveau décret


« Dans la mesure du possible, l’administration va pouvoir diviser les montants en lots de plus en plus petits de manière Ă  permettre aux PME, TPE voire mĂŞme aux  autoentrepreneurs de pouvoir y participer », a tenu Ă  clarifier Zaidi.

Outre les avancées enregistrées citées par A. Zaidi dans cet entretien, les opérateurs attendent tout de même les arrêtés d’application qui vont donner âme à ce texte.

« Le diable est dans les dĂ©tails. C’est pourquoi nous avons besoin des textes d’application et notamment la rĂ©vision du dĂ©cret n° 2-14-394/16 relatif aux cahiers des clauses administratives gĂ©nĂ©rales qui rĂ©git notamment toutes les procĂ©dures de rĂ©ception, de cautionnements et de paiement. Sans cette modification, il sera difficile d’amĂ©liorer l’aspect opĂ©rationnel », a tenu Ă  prĂ©ciser Zaidi.

Ce dernier explique que la rĂ©forme de ce dĂ©cret est impĂ©rative puisqu’il concerne la partie opĂ©rationnelle des marchĂ©s publics notamment les rĂ©ceptions provisoires et dĂ©finitives, les moyens et dispositifs de paiement, les cautions…

« Il s’agit là de détails importants pour les entreprises qui soumissionnent aux marchés publics car c’est souvent au moment de la réception du marché que les problèmes surgissent », rappelle le membre de la commission nationale de la commande publique.

Et d’ajouter qu’il sera Ă©galement nĂ©cessaire de mettre en place des mĂ©canismes visant l’amĂ©lioration de la gouvernance des marchĂ©s publics dans leur globalitĂ© Ă  savoir l’observatoire pour le suivi, la digitalisation accrue ainsi que la centralisation et la digitalisation des programmes triennaux.

« Il est impératif de bien lier la dynamique de la commande publique avec le programme Made in Morocco dans le cadre de la consolidation de la souveraineté industrielle marocaine » proclame-t-il.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!